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Communication politique pour la réconciliation au Togo
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En 2011, Oubédatou Akem SABI ZATO a soutenu son mémoire de maîtrise en sciences et techniques de l’information et de la communication, option communication d’entreprise et relations publiques de l’Université de Ouagadougou sur le thème : « communication politique sur la réconciliation nationale au Togo à travers  deux journaux d’informations générales: Togo-Presse et Forum de la semaine ».L’étude a porté sur l’année 2006.
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Le 05 février 2005, à la mort du président Gnassimgbé Eyadéma, le Togo entre dans une zone de fortes turbulences. La  suspicion  règne entre « nordistes et sudistes », « rptistes et opposants ». En 2006, SABI entreprend donc sa recherche en vue de contribuer à aider les Togolais de tous bords à  se construire un avenir commun exempt du divisionnisme ethnique et partisan.
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Convaincue que  « la communication peut être un outil efficace de thérapie pour guérir des âmes », elle s’intéresse donc   à  la communication politique faite autour du projet de réconciliation nationale.
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Sabi s’évertue à analyser le contenu des deux organes de presse : Togo- Presse et Forum de la semaine. Elle réalise également des entretiens avec des leaders politiques signataires de l’Accord Politique Global du 20 août 2006 sur la réconciliation nationale  ainsi qu’un représentant du gouvernement.
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Sa recherche lui permet d’aboutir à plusieurs conclusions :
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-Si la communication politique se pratique effectivement dans les sphères politiques togolaises, elle ne fait pas l’objet de planification stratégique. Elle est plutôt une communication opportuniste qui n’existe que par des évènements ponctuels ou des échéances électorales.
-Les formations politiques signataires de l’Accord Politique Global sont peu prolixes sur la réconciliation nationale, surtout en direction des populations, dans la période d’avril à septembre 2006. Elles ont chacune leur recette pour apaiser les cœurs et ressouder le tissu social, recette qui se concentre sur la conquête du pouvoir.
-Si tous les leaders se disent très engagés pour la réconciliation nationale, cette volonté ne se traduit pas réellement dans leurs actes publics.
-Les formations politiques même si elles disposent de représentations dans les préfectures, sont peu en contact avec le « Togo profond. »
-La libéralisation des médias et la dépénalisation des délits de presse constituent une opportunité pour la communication politique surtout pour les partis d’opposition qui n’avaient presque pas accès aux médias d’Etat. Malheureusement, note Sabi,  cette presse manque souvent de professionnalisme et de recul face à la classe politique.
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Selon Sabi, en  2006, la réconciliation nationale n’était  pas une urgence pour les partis politiques. Mais fort heureusement, grâce au travail de la  commission vérité, justice et réconciliation, les données avaient commencé à changer. Au 1er décembre 2010, cette commission enregistrait déjà 15050 dépositions  concernant les violences à  caractère politique qui se sont déroulées entre 1958 et 2005. Le travail de réconciliation devra alors se poursuivre aux yeux de Sabi. Ce mémoire de maîtrise a obtenu la note de 14/20.
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Alain TRAORE
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Oubédatou Akem SABI ZATO
Consultante en communication, elle est aussi aussi Chercheur Associé au Groupe d’Etudes et de Recherches en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (GERSTIC : www.legerstic.net )
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