Le stratege

 

Back Vous êtes ici : Home Géostratégie La CEDEAO se démène dans l’imbroglio malien

Géostratégie

La CEDEAO se démène dans l’imbroglio malien

La crise malienne est un véritable casse-tête pour la  Communauté  Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le bout du tunnel semble encore très loin.

 

Depuis le déclenchement de la crise, la CEDEAO  s’est toujours proposée de déployer une force militaire pour la reconquête du nord-Mali aux mains des islamistes.  Mais Bamako souffle le  chaud et le froid à telle enseigne qu’aujourd’hui, un tel déploiement semble des plus hypothétiques.

Les sommets  et autres initiatives diplomatiques se succèdent mais les lignes ne bougent pas sur le terrain.  AQMI, le MUJAO et leurs affidés règnent en maîtres incontestés au nord Mali  appliquant la charia sans coup férir. Récemment à Gao, cinq hommes accusés de braquage ont été amputés, chacun, d'une main et d'un pied par ces islamistes. 

 Face à une telle situation potentiellement périlleuse pour toute la sous-région ouest africaine, la CEDEAO demande « plus de cohérence politique et militaire » avec Bamako avant toute intervention militaire.

Le 14 septembre 2012, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré OUEDRAOGO a été reçu en audience par le Président du Faso, Blaise COMPAORE, Médiateur de la CEDEAO  dans la crise malienne.  

Selon Kadré Désiré OUEDRAOGO : « Le succès d’une intervention de la CEDEAO au Mali nécessite qu’il y’ait une certaine cohérence et sur le plan politique et sur le plan militaire entre la CEDEAO et les autorités de Bamako. Il faut que les choses soient claires pour que nous puissions avoir une garantie de succès ».

A l’étape actuelle, c’est le flou total. Le Mali ne veut pas de déploiement de troupes africaines sur son sol. La CEDEAO aussi de son côté n’a pas encore obtenu l’aval du conseil de sécurité de l’ONU pour intervenir. Dans le même temps, l’armée malienne commet des bavures militaires qui pourraient entrainer de sanglantes représailles.

Le gouvernement de transition est en place mais aucune éclaircie ne pointe à l’horizon. Selon le capitaine Amadou Haya Sanogo, les modalités d'une éventuelle aide militaire régionale doivent être  définies par «les services techniques maliens au niveau (des) forces armées et de sécurité» en concertation «avec les autres acteurs extérieurs concernés». Vous avez dit clair obscur ?

Le 17 septembre 2012, la CEDEAO prévoit  tenir à Abidjan, une réunion des ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine sur la situation au Mali. Cette rencontre  doit être précédée de celle des chefs d'état-major. Y’a-t-il une autre manière de tourner en rond ?

Alain TRAORE

www.lestratege.net

Subscribe via RSS or Email: